La croissance économique, essentielle pour répondre aux besoins d'une population croissante, exerce une pression intense sur l'environnement. L'expansion agricole via le défrichage et les pesticides, la production industrielle générant pollution de l'air, d'eau et déchets toxiques, ainsi que la consommation d'énergie pour le transport, l'industrie, l'agriculture et les services domestiques, dégradent les écosystèmes. Les pays développés, représentant moins de 20% de la population mondiale, émettent 70% du CO2 (W, 1997), tandis que la demande énergétique des pays en développement devrait bondir de 40% d'ici 2010, surtout en Asie du Sud-Est, aggravant les émissions de gaz à effet de serre via les combustibles fossiles. Cela risque un réchauffement planétaire de 1 à 3,5 °C d'ici un siècle (OMS, 1996), une hausse du niveau des mers de 30 cm, des tempêtes, sécheresses, inondations, une propagation de maladies comme la malaria et des extinctions d'espèces.

Ce cours applique l'économie à la résolution des problèmes environnementaux mondiaux et locaux, ainsi qu'à la gestion des ressources naturelles. L'économie étudie les choix face à des ressources limitées, impliquant des coûts d'opportunité : par exemple, construire un aéroport sur un terrain préservé exclut d'autres usages. Elle repose sur des modèles simplifiés. La microéconomie analyse les comportements individuels et d'entreprises (demande, prix), la macroéconomie les agrégats (emploi, inflation). L'économétrie quantifie ces analyses. L'économie des ressources naturelles optimise leur allocation, tandis que l'économie de l'environnement, née dans les années 1960, intègre les interactions économie-environnement, questions institutionnelles et éthiques (Tisdell, 1993). L'économie écologique, plus récente, souligne les contraintes écosystémiques sur l'économie.